Contrat de travail

Clauses du contrat de travail : checklist par type de contrat

Vérifiez en quelques minutes les clauses clés d’un CDI temps plein, CDI temps partiel et CDD. Checklist prête à l’emploi pour limiter requalification et nullité.

Mis à jour le 25 juin 2026 12 min de lecture
Clauses du contrat de travail : checklist par type de contrat
L'essentiel

Les clauses du contrat de travail doivent être vérifiées en tenant compte du type de contrat : CDI temps plein, CDI temps partiel ou CDD. Pour un CDI à temps plein, aucun écrit n’est en principe imposé par la loi, mais un contrat écrit détaillant au minimum l’identité des parties, la date d’embauche, le poste, le lieu, la durée du travail, la rémunération, la période d’essai, les congés et le préavis sécurise la relation.

En CDI à temps partiel et en CDD, un écrit est obligatoire avec des mentions précises : durée de travail (hebdomadaire ou mensuelle), répartition des horaires, conditions de modification et, pour le CDD, notamment le motif, la durée et l’échéance prévue.

À défaut, le risque majeur est la requalification (en CDI ou en temps plein) avec rappels de salaire et indemnités.

Certaines clauses sont à proscrire : clauses discriminatoires ou contraires à l’ordre public social, clauses de non-concurrence sans contrepartie financière suffisante ou trop larges, clauses de forfait floues.

Une checklist structurée par type de contrat permet à un DRH de contrôler en quelques minutes l’absence de clauses illicites et la présence des mentions essentielles.

Chiffres clés

  • 0 exigence légale d’écrit pour un CDI temps plein, mais l’écrit reste fortement recommandé pour sécuriser.
  • 1 écrit est obligatoire pour un CDI à temps partiel, avec durée et répartition des horaires clairement définies.
  • 1 écrit avec mentions obligatoires est indispensable pour un CDD, sous peine de requalification en CDI.
  • 4 conditions cumulatives encadrent la clause de non-concurrence : intérêt légitime, temps, espace, contrepartie financière.
  • 2022 et 2023 : plusieurs décisions de la Cour de cassation rappellent la nullité de clauses de forfait ou non-concurrence mal rédigées.

Pour sécuriser vos contrats, vous devez vérifier les clauses au regard du type de contrat : CDI temps plein, CDI temps partiel ou CDD. Les risques majeurs sont la requalification (CDD en CDI, temps partiel en temps plein) et la nullité de certaines stipulations (clauses discriminatoires). Un CDI à temps plein peut rester verbal, mais un écrit précis reste la base pour limiter les litiges. À l’inverse, CDI à temps partiel et CDD exigent un contrat écrit avec mentions obligatoires, faute de quoi vous vous exposez à rappels de salaires et indemnités. Une checklist ciblée permet de contrôler ces points en quelques minutes, contrat en main.

Comment utiliser cette checklist contrat en main

Gardez votre contrat sous les yeux et, selon le type, parcourez la section dédiée (CDI temps plein, CDI temps partiel, CDD) en répondant point par point par oui/non. En pratique, le contentieux naît surtout en CDD (requalification en CDI) et en temps partiel (requalification en temps plein et rappels de salaire), d’où l’intérêt de cibler ces contrats. Transformez ensuite ces items en checklist interne et confrontez-la à vos modèles de contrat de travail avant tout déploiement.

Checklist des mentions et clauses pour un CDI à temps plein

Le CDI à temps plein peut être verbal, mais un écrit reste recommandé pour sécuriser la relation et la preuve des engagements.

BlocÀ mettre dans le CDI (contenu concret)Risque principal si omission / rédaction insuffisante
Identification des partiesDénomination sociale + adresse de l’employeur (et établissement d’affectation si pertinent) ; identité du salariéRisque probatoire (qui est l’employeur / quel établissement / contestations diverses)
Date d’embaucheDate de début d’exécution du contratRisque probatoire (ancienneté, droits attachés, période d’essai, etc.)
Fonction / poste / statutIntitulé de poste + missions essentielles + rattachement hiérarchiqueGlissement de fonctions contesté, litiges sur le périmètre du poste / objectifs
Lieu de travailSite principal ; déplacements habituels si c’est structurel au posteDifficulté à imposer un changement de lieu / contestations sur déplacements et frais
Clause de mobilité (si nécessaire)Périmètre précis (zone/établissements) + conditions de mise en œuvre (prévenance, prise en charge éventuelle des frais)Clause jugée inopposable si trop vague → refus légitime du salarié / contentieux
Durée du travail (temps plein)Mention “temps plein” + durée de référence (hebdo/mensuelle) + mode d’organisation (horaires, équipes, éventuel aménagement/annualisation si applicable chez nous)Contentieux heures supplémentaires / repos ; difficulté à démontrer l’organisation et le rythme de travail
RémunérationSalaire de base + variables (conditions de déclenchement, période de référence) + primes/avantages en nature (valorisation, modalités)Rappels de salaire / litiges sur variables et primes ; requalification d’éléments en salaire
Conventions & accords collectifs applicables (CCN / accords d’entreprise)Formule claire du type : “Le salarié est soumis à la convention collective [intitulé] et aux accords collectifs applicables dans l’entreprise/établissement (notamment : [liste des accords structurants si utile — temps de travail, télétravail, etc.]). Modalités de consultation : intranet / RH / affichage.”Risque de contestation et de mauvaise information (argument contentieux : “je n’ai pas été informé”, incompréhensions sur temps de travail, primes, classification) ; plus largement, insécurité sur la norme applicable au salarié
Période d’essai (si prévue)Durée + date de début + conditions de renouvellement si on le pratique (et uniquement si autorisé)Période d’essai inopposable si mal cadrée → rupture analysée comme licenciement sans cause réelle et sérieuse
Congés / absences (renvoi aux règles applicables)Renvoi au régime légal + CCN + règles internes (procédure de demande, validation, fermeture éventuelle)Désorganisation + contestations sur compteurs / absences non autorisées
Préavis / rupture (renvoi aux textes)Renvoi aux dispositions légales + CCN/accords ; éventuelles règles internes (remise matériel, passation)Contestations sur préavis, indemnités, obligations de fin de contrat
Confidentialité / donnéesClause confidentialité proportionnée + règles de traitement des données (outils, contrôles, sécurité)Fuite d’informations / difficulté à sanctionner ; risque conformité données
Propriété intellectuelle (si métier concerné)Règles sur créations/inventions/œuvres réalisées dans le cadre du poste (renvoi à la politique interne si existante)Perte de maîtrise des droits / litige sur titularité et exploitation
Règlement intérieur / discipline (si existant chez nous)Clause de renvoi : application du règlement intérieur et des politiques internes (informatique, éthique, harcèlement, etc.)Sanctions fragilisées si les règles internes ne sont pas opposables ou pas portées à connaissance

Checklist des clauses et mentions pour un CDI à temps partiel

Le CDI à temps partiel doit impérativement être écrit, avec une durée et une répartition d’horaires précises, faute de quoi le risque principal est la requalification en temps plein avec rappels de salaire.

BlocÀ mettre dans le CDI à temps partiel (contenu concret)Risque principal si omission / rédaction insuffisante
Identification des partiesIdentité du salarié ; identité + adresse de l’employeur ; établissement d’affectation si utile (art. R.1221-34, 1° et 2°)Risque probatoire (qui est l’employeur / quel site), contestations sur le cadre d’exécution
Lieu(x) de travailLieu principal ; autres lieux possibles si le poste l’exigeContestation des déplacements / changements de site (plus difficile à imposer)
Poste / fonctions / catégorieIntitulé du poste, fonctions, catégorie d’emploiLitiges sur le contenu du poste, la qualification, l’évolution imposée
Date d’embaucheDate de début d’exécutionRisque probatoire sur l’ancienneté, droits associés, période d’essai, etc.
Période d’essai (si prévue)Durée + conditions (renouvellement si applicable)Période d’essai inopposable si non cadrée ; contentieux rupture pendant “essai”
Durée du travail (référence) – temps partielDurée hebdomadaire ou mensuelle prévue (art. L.3123-6 ; sanction pénale si omission : art. R.3124-5, 1°)Risque de requalification en temps plein (présomption si l’écrit ne permet pas d’établir durée + organisation) ; risque contraventionnel
Répartition de la durée du travailRépartition entre les jours de la semaine / semaines du mois (jours travaillés + ventilation) (art. L.3123-6 ; art. R.3124-5, 1°)Risque de requalification en temps plein + rappels de salaire (jurisprudence constante : ex. Cass. soc., 17/11/2021, n° 20-10.734)
Cas de modification de la répartitionDans quels cas la répartition peut changer + nature des changements (art. L.3123-6, 2°)Contestation des changements d’horaires ; risque de devoir revenir à l’organisation initiale / dommages-intérêts
Communication des horairesModalités de communication par écrit des horaires pour chaque journée travaillée (art. L.3123-6, 3°)Contentieux sur l’imprévisibilité des horaires ; à noter : le seul défaut de cette mention n’entraîne pas automatiquement la requalification si durée + répartition sont bien prévues (Cass. soc., 22/05/2024, n° 23-13.306)
Heures complémentairesLimites des heures complémentaires au-delà de la durée contractuelle (art. L.3123-6, 4° ; art. R.3124-5, 1°)Litiges sur dépassements, rappels de salaire/majorations ; risque de remise en cause de l’organisation du temps partiel
RémunérationÉléments constitutifs de la rémunération (fixe/variables/primes, avantages en nature), périodicité et modalités de paiementRappels de salaire et contestations sur les variables/primes ; risque URSSAF si avantages mal cadrés
Congés payésDurée du congé payé ou modalités de calculContestations CP (droits, méthode de calcul), régularisations
Durée du travail / organisation (vision “information”)Durée de travail quotidienne/hebdomadaire/mensuelle ou modalités d’aménagement si applicable ; conditions de recours aux heures complémentaires ; équipes si concernéContentieux temps de travail (heures, pauses, repos) et difficulté de preuve
Procédure de cessation de la relation de travailProcédure à observer en cas de rupture (ex. préavis : renvoi à la loi) (art. R.1221-34, 10° ; renvoi possible art. R.1221-35)Contestations sur préavis / modalités ; risque probatoire en cas de litige
Conventions/accords collectifs applicablesS’il existe des accords d’entreprise applicables : les mentionner (à défaut de CCN, indiquer “accords collectifs applicables dans l’entreprise/établissement”)Risque de contestation d’opposabilité / défaut d’information (surtout si l’accord structure le temps partiel/horaires)
Protection sociale (régimes obligatoires)Régimes obligatoires + mention des contrats collectifs (mutuelle/prévoyance) et conditions d’ancienneté éventuellesRéclamations (affiliation, cotisations, garanties), litiges couverture/prévoyance
Droit à la formationMention du droit à la formation assuré par l’employeur (renvoi possible) (art. R.1221-34, 8° ; art. R.1221-35)Risque contentieux “défaut d’information” (souvent secondaire mais pénalisant en audit social)

Checklist des mentions et clauses pour sécuriser un CDD

Vérifiez chaque point, contrat en main : un CDD sans écrit ou sans mentions obligatoires risque la requalification en CDI avec rappels de salaires et indemnité de requalification (Code du travail).

  • CDD écrit, daté, 2 originaux, signé employeur + salarié : « Contrat à durée déterminée établi par écrit en deux exemplaires originaux, datés et signés par l’employeur et le salarié. » Risque : requalification en CDI si le CDD n’est pas regardé comme “établi par écrit” (notamment absence de signature) — art. L.1242-12 ; Cass. soc., 19/06/2024, n° 22-23.453.

  • Motif de recours : définition précise + description factuelle : « Le présent CDD est conclu pour le motif légal suivant : [remplacement / accroissement / saisonnier / usage…], pour l’exécution de la tâche temporaire suivante : [description précise, datée, vérifiable]. » Risque : requalification en CDI si le motif manque ou n’est pas précis — art. L.1242-12 (et applicable y compris en CDD d’usage : Cass. soc., 19/06/2024, n° 22-23.453).

  • CDD de remplacement (si applicable) : nom + qualification du remplacé : « CDD conclu pour remplacer Mme/M. [Nom Prénom], [qualification professionnelle], absent(e) pour [motif] à compter du [date]. » Risque : requalification en CDI si l’une des mentions manque (nom/qualification) — art. L.1242-12.

  • Terme du CDD (au choix selon le cas)

  • Terme précis : « Contrat conclu du [date] au [date] inclus. »

  • Sans terme précis : « Contrat conclu à compter du [date] et prendra fin au retour de [salarié remplacé] / à la réalisation de [événement objectif] ; durée minimale : [durée]. » Risque : CDD fragilisé / contestations sur la durée (mention exigée selon le cas) — art. L.1242-12.

  • Poste et emploi occupé + “risques particuliers” si concerné : « Poste : [intitulé] ; emploi occupé : [emploi] ; missions principales : [3–5 puces]. Le poste [figure / ne figure pas] sur la liste des postes à risques particuliers. » Risque : contentieux sur le périmètre du poste / conformité formelle du CDD — art. L.1242-12.

  • Convention collective applicable (ici : aucune) : « Convention collective applicable : aucune. » Risque : non-conformité formelle (contestations diverses, mais pas automatique requalification sur ce seul point) — art. L.1242-12 ; (exemple d’approche : CA Pau, 13/05/2026, n° 24/01963 : absence de certaines mentions ≠ requalification à elle seule, dans le contexte TESE).

  • Période d’essai (si prévue) : « Période d’essai : [durée] ; renouvellement : [oui/non + conditions]. » Risque : période d’essai inopposable si mal cadrée / litige rupture.

  • Rémunération + composantes : « Salaire brut : [montant] € / [heure/mois] + primes/variables : [liste + conditions] + avantages : [liste + valorisation]. » Risque : rappels de salaire / litiges primes — art. L.1242-12.

  • Retraite complémentaire + prévoyance (si applicable) : « Caisse de retraite complémentaire : [nom + adresse] ; prévoyance (le cas échéant) : [nom + adresse]. » Risque : non-conformité formelle — art. L.1242-12.

  • Transmission du CDD au salarié dans les 2 jours ouvrables : « Le contrat est remis au salarié au plus tard dans les 2 jours ouvrables suivant l’embauche. » Risque : contentieux sur la régularité / fragilisation probatoire — art. L.1242-13.

  • CDD “objet défini” (uniquement si vous utilisez ce type de CDD) : intégrer toutes les mentions obligatoires (mention “objet défini”, accord collectif, description projet, tâches, événement de fin, prévenance, rupture anniversaire + indemnité 10%). Risque : irrégularité du CDD si une mention manque — art. L.1242-12-1.

Clauses interdites ou à haut risque à traquer

Contrat en main, vérifiez point par point (pour les clauses de mobilité, non-concurrence et télétravail, appuyez-vous sur le guide des clauses sensibles) :

  • **Clauses portant une atteinte injustifiée aux libertés : **Toute clause qui restreint une liberté du salarié doit être justifiée et proportionnée (art. L.1121-1 Code du travail). Exemples typiques à risque : restrictions générales sur la vie personnelle, obligation disproportionnée de disponibilité, interdictions trop larges d’activités annexes, etc.
  • **Clauses discriminatoires ou contraires à l’ordre public social : **Sont à proscrire : clauses fondées sur un critère discriminatoire (sexe, âge, grossesse, état de santé, opinions, etc.), ou clauses visant à écarter des règles impératives (SMIC/minima, protections légales, hygiène-sécurité…). (Elles sont en général nulles et peuvent déclencher, en plus, un contentieux discrimination.)
  • **Clause de non-concurrence : licite seulement si très encadrée : **Une clause de non-concurrence n’est pas “interdite” en soi, mais elle devient nulle si ses conditions ne sont pas respectées (conditions cumulatives classiquement exigées par la jurisprudence : intérêt légitime, limitation dans le temps et dans l’espace, prise en compte des spécificités de l’emploi, contrepartie financière).

Point tranché par votre jurisprudence fournie : est nulle la clause qui permet à l’employeur seul, après la rupture, de renouveler / étendre la durée de l’interdiction (le salarié reste dans l’incertitude au moment où le contrat est censé fixer définitivement les droits/obligations) : Cass. soc., 13/09/2023, n° 21-12.006.

  • **Clauses “fourre-tout” sur le temps de travail (forfaits) : **Les clauses de forfait (heures / jours) ne sont pas interdites, mais elles sont très contentieuses si elles ne respectent pas les conditions (accord, définition du volume, suivi, etc.). Exemple jurisprudentiel : une rémunération mensuelle fixe pour un volume précis d’heures peut caractériser un forfait, et seul le salarié peut se prévaloir de la nullité : Cass. soc., 30/03/2022, n° 20-18.651.

Questions fréquentes

  • Quelles sont les clauses obligatoires dans un contrat de travail selon le type de contrat ?

    Il n’existe pas une liste unique de “clauses obligatoires” valable pour tous les contrats : en CDI temps plein, l’écrit n’est en principe pas imposé (mais fortement recommandé), alors qu’en CDD et en CDI à temps partiel l’écrit avec mentions obligatoires est, lui, exigé (à défaut : risque de requalification / contentieux).

  • Quelles sont les clauses d’un contrat de travail qui sont interdites ou nulles en pratique ?

    Sont nulles ou réputées non écrites les clauses qui portent atteinte à une règle d’ordre public ou à une liberté fondamentale (ex. clause organisant par avance un mode de rupture/renonciation aux règles impératives : art. L.1231-4 Code du travail ; Cass. soc., 26/01/2011, n° 09-71.271). Sont aussi nulles les clauses déséquilibrées comme la non-concurrence sans contrepartie ou mal encadrée (art. L.1121-1 ; conditions cumulatives rappelées Cass. soc., 06/05/2025, n° 23-14.978 ; durée prolongeable unilatéralement après rupture = nul : Cass. soc., 13/09/2023, n° 21-12.006 ; une CCN/avenant postérieur ne “régularise” pas la nullité : Cass. soc., 28/09/2011, n° 09-68.537).

  • Quels sont les risques si un CDD ne comporte pas toutes les mentions obligatoires ?

    Le risque principal est la requalification en CDI dès lors que le CDD n’est pas valablement « établi par écrit » ou ne comporte pas un motif précisément défini (et, en CDD de remplacement, le nom + la qualification du remplacé) — art. L.1242-12 Code du travail ; ex. absence de signature = requalification (Cass. soc., 14/11/2018, n° 16-19.038). En revanche, toutes les omissions ne requalifient pas : certaines mentions non obligatoires/irrégularités formelles (ex. date de conclusion) ne suffisent pas à elles seules (Cass. soc., 20/12/2017, n° 16-25.251) et exposent plutôt à un contentieux qu’à une requalification automatique.

  • Quels éléments doivent figurer obligatoirement dans un CDI à temps partiel ?

    Un CDI à temps partiel doit être écrit et mentionner au minimum : qualification, rémunération, durée hebdomadaire ou mensuelle, répartition de cette durée entre les jours de la semaine ou les semaines du mois, cas/nature des modifications possibles, modalités de communication écrite des horaires, et limites des heures complémentaires — art. L.3123-6 Code du travail.

  • Comment sécuriser une clause de non-concurrence dans un contrat de travail ?

    Pour sécuriser une clause de non-concurrence, elle doit être indispensable aux intérêts légitimes de l’entreprise et proportionnée, avec des conditions cumulatives : durée et périmètre géographique limités, activités concurrentes interdites clairement définies, prise en compte du poste, et contrepartie financière réelle et non dérisoire. Pour sécuriser l’exécution : prévoir un paiement mensuel de l’indemnité pendant toute la période, et encadrer strictement la renonciation (délai court et fixé à compter de la rupture, sans faculté “à tout moment” qui rend la clause nulle).

  • Pourquoi une clause de forfait mal rédigée peut créer un contentieux sur le temps de travail ?

    Une clause de forfait mal rédigée crée un contentieux parce que la forfaitisation doit résulter d’un accord clair et écrit du salarié : si le nombre d’heures/jours inclus n’est pas déterminé ou si le cadre légal/conventionnel du forfait est fragile, le juge peut écarter la clause et rouvrir le débat sur heures supplémentaires/rappels. Et si, en plus, le contrat ressemble à un temps partiel sans indiquer correctement la durée et surtout sa répartition, l’emploi est présumé à temps complet, avec rappels de salaire, sauf preuve inverse apportée par l’employeur.

Vanessa Rajaofetra
Fondatrice d'Aoria RH
Vanessa Rajaofetra

Fondatrice et directrice de la publication d'Aoria RH, assistant juridique RH spécialisé en droit social français.

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